18 SAFAR: Sens et efficience (Par Shasty)

À l’entrée du jardin des bénis, refuge des coeurs, est scruté en lettre d’or, 18 Safar. Au-delà du portail, Touba, la sainte, connectée à la sainte Kaaba et bénie par la sainte demeure du Prophète Muhammad (psl).

Ils s’élancent [les disciples]et disent à haute voix « bienvenue à toi, ô 18 Safar ». Mourides comme cette multitude de sympathisants se faufilent dans les artères de la ville sainte, fondée par une créature d’une dimension exceptionnelle à des moments sacraux. Il est, lui, dans son mausolée, continuant, sous un air de délectation, à chanter, ce sublime homme de Makkah, le Hedjaz en extase, à l’univers sont destinées ces poésies finement tissées en prose et en acrostiche. Cheikhoul Khadim le merveilleux est encore passé dans les rives des cordes de l’âme.

Khadimur’Rassul l’éternel chante l’éternité en humanité et en aménité. Sa plume est agressive comme disait l’autre [le colon], ce soldat du désordre, abimé par le gain. Les écrits du Cheikh chassent satan, retentissent au périmètre sacré, font vibrer les cœurs, les anges et autres disciples attitrés du Saint Illustre. Ils nourrissent l’âme, et voici la gigantesque œuvre du sublime serviteur de Seydoul Bachar (psl), le paraclet aux nobles caractères.

Touba, la direction choisie par tous, en ce 18 Safar, sainteté à part, chantres et panégyristes vivement concentrés, montent en félicité

La colombe pérégrine, elle aussi, cherche l’allégresse auprès de 18 Safar, sur les routes qui mènent à Touba, point d’angoisse. Dans cette chaleur si dense de Ndiarème, point de pincement de cœur, dans ces souvenirs si poignants de l’exil de Cheikhoul Khadim à Lambéréné, le bonheur d’aller au Grand Magal occupe tous les cœurs, l’allégeance dans les consciences, Ila Touba, la gloire de l’Exalté estampille les rives fécondes du mouridisme, Cheikhoul Khadim à l’honneur, encore un autre 18 Safar à l’horizon

« Serigne bi rek », « Serigne bi kotte », « Serigne bi dongue », des mots forts imprégnés d’un désir de soumission totale, en phase avec les nourritures de l’âme. Lui, Cheikhoul Khadim, a dédié toute sa vie à la terre des humanités (psl), à celui qui n’a brigué aucun suffrage, pour devenir éternel, le guide des hommes et de cet univers.

Dieu, dans sa volonté pure, irréfragable, en a décidé ainsi. Le sceau estampillé, la clé de voûte de l’humanité cachetée, la nuit et l’aube ont été les spectatrices privilégiées d’un moment si puissant, la naissance que le Hedjaz attendait, chanté par Cheikhoul Khadim, en des mots si élogieux dédiés au digne d’éloges. Nous sommes heureux de faire vivre nos chairs à 18 Safar, la Fine Fleur, à jamais exaltée

18 Safar est un jour mémorable, pour la race noire, pour l’humanité et pour le savoir.

18 Safar est plus qu’une date, il est un rendez-vous de l’âme et du renoncement du corps à toute forme de jouissance des dorures du temps.

18 Safar est un océan qui regorge un potentiel énorme de mystères. Plaise à l’Exalté d’exaucer nos prières, soumis entièrement à Lui, nous sommes poussière et nous quémandons sa grâce, en toute humilité afin que 18 Safar demeure sanctifié à jamais.
Amin

Sheikh Alassane Sène « Tarëe Yallah »

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